Pourquoi son origine précise compte
La tortue mauresque porte le nom scientifique Testudo graeca. À l'état sauvage, on la trouve de l'Afrique du Nord à certaines régions d'Asie occidentale. Ses populations vivent dans des habitats différents et n'ont pas toutes la même taille adulte ni le même rythme saisonnier. En anglais, on l'appelle aussi « Greek tortoise », soit « tortue grecque ». En allemand, « Griechische Landschildkröte », qui signifie aussi « tortue grecque », désigne pourtant la tortue d'Hermann, Testudo hermanni. Il s'agit d'une autre espèce.
Une identification fiable et autant d'informations que possible sur son origine aident à organiser ses soins. Les documents existants, les anciens examens vétérinaires et les détails de ses conditions de vie des dernières années devraient accompagner la tortue. Un cabinet vétérinaire habitué aux tortues peut aider à interpréter ces informations. Une seule photo de la carapace ne suffit pas toujours à déterminer avec certitude à quelle population régionale elle appartient, surtout si les premières années d'une tortue âgée sont mal connues.
Aménager un enclos extérieur avec des espaces variés
Dans un enclos extérieur adapté, la tortue peut passer des plantes comestibles aux endroits ensoleillés et aux refuges ombragés. La RSPCA, une association britannique de protection animale, recommande 10 m² d'espace extérieur pour une tortue dans sa fiche consacrée à plusieurs espèces de tortues terrestres. Une plus grande surface offre davantage de place pour marcher et permet de mieux distinguer les zones chaudes, fraîches et abritées. Par temps frais, il faut aussi un espace protégé qui puisse être chauffé, aménagé selon l'origine de l'animal.
Le sol devrait bien évacuer l'eau. Des parties surélevées et sèches, des zones où creuser et des abris solides offrent plusieurs possibilités à la tortue. La clôture doit l'empêcher de creuser dessous ou de l'escalader. Des pierres placées près d'une paroi peuvent lui servir de marche pour sortir. Après la pluie, l'eau ne devrait pas stagner dans l'espace où elle dort. Les chiens et les autres prédateurs potentiels ne doivent pas pouvoir entrer dans l'enclos. Les petites tortues ont aussi besoin d'une protection adaptée au-dessus d'elles.
Vérifier la chaleur et les ultraviolets B (UVB) là où se tient la tortue
La chaleur permet à la tortue d'être active et de digérer. Pendant sa période d'activité, elle a besoin d'un endroit où se chauffer et de zones plus fraîches qu'elle peut rejoindre librement. Comme repère général pour les espèces traitées dans sa fiche, la RSPCA indique environ 35 °C à l'endroit où la tortue se chauffe et 20 à 25 °C dans le reste de l'espace pendant la journée. Pour Testudo graeca, ces températures doivent être examinées en fonction de son origine et de son rythme saisonnier propre.
Un châssis, petit abri bas muni d'un couvercle qui laisse passer la lumière, peut devenir beaucoup plus chaud que le jardin lorsqu'il est au soleil. Il faut donc prévoir une ventilation, de l'ombre et des mesures de température à hauteur de tortue. Les UVB sont des rayons ultraviolets de type B. Ils favorisent la production de vitamine D3, qui aide l'organisme à utiliser le calcium des aliments pour les os et la carapace. Le verre ordinaire laisse passer très peu d'UVB. Une lampe UVB adaptée devrait donc exposer la tortue à ces rayons dans l'abri. La quantité d'UVB fournie et la distance entre la lampe et la tortue doivent être adaptées au modèle utilisé et à la position de l'animal. Celle-ci doit toujours pouvoir rejoindre un endroit ombragé.
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Des feuilles, des fleurs et de l'eau fraîche
Une alimentation variée repose surtout sur des plantes riches en fibres. Des feuilles de pissenlit et de plantain sauvage, ainsi que des laiterons, en sont des exemples, à condition de bien identifier chaque plante. Des plantes comestibles dans l'enclos encouragent la tortue à chercher sa nourriture et à se déplacer. Les végétaux cueillis devraient provenir de terrains non pollués. Écartez les plantes que vous ne savez pas identifier. Les fruits et les aliments d'origine animale ne font pas partie de son alimentation habituelle. Différentes feuilles et fleurs adaptées, disponibles au fil des saisons, apportent de la variété.
Les apports en calcium, les compléments et leurs quantités devraient tenir compte de la croissance, de l'état de santé et de l'exposition aux UVB. Pour suivre le développement d'une jeune tortue, des pesées régulières effectuées de façon comparable et des photos de sa carapace sont utiles. De l'eau fraîche devrait toujours être accessible dans une coupelle peu profonde et stable. Un rebord bas ou une rampe antidérapante facilite l'entrée et la sortie. La coupelle doit rester propre, car la tortue peut y marcher et y déposer de la terre ou des déjections.
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Le repos hivernal dépend de l'origine
Certaines tortues mauresques viennent de régions aux hivers froids et passent cette saison au repos. D'autres populations vivent dans des régions plus chaudes et restent actives en hiver lorsque les conditions leur conviennent. Dans les régions très chaudes, des périodes de repos peuvent aussi survenir en été. Ces différences expliquent pourquoi les soins pendant l'hiver ne peuvent pas être les mêmes pour toutes les tortues désignées sous le nom Testudo graeca.
Avant de prévoir une période de repos, un cabinet vétérinaire habitué aux tortues devrait évaluer l'origine de l'animal, son rythme saisonnier passé, son état de santé et l'évolution de son poids. Si son origine est inconnue, cette évaluation doit venir en premier. Ne refroidissez pas une tortue devenue soudain inactive pour provoquer un repos hivernal supposé. Un manque de chaleur ou une maladie peut aussi expliquer son retrait. En cas de difficultés respiratoires, de faiblesse marquée ou de blessure grave, consultez immédiatement un vétérinaire, quelle que soit la saison.
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Prévoir des soins pour de nombreuses années
Les tortues mauresques peuvent vivre plusieurs décennies. La disponibilité d'un jardin, les déménagements possibles et les personnes qui pourraient un jour prendre le relais comptent donc dans la décision de les accueillir. Une tortue peut vivre seule. En groupe, les poursuites, les morsures et les chevauchements répétés peuvent mettre un animal en difficulté. Des cachettes ne suffisent pas à résoudre un conflit persistant. Dans ce cas, des enclos séparés et entièrement adaptés sont nécessaires. Les tortues d'espèces différentes devraient rester séparées.
Observer chaque jour ce que mange la tortue, ses déplacements, ses yeux, son nez et sa carapace aide à repérer les changements. Un nouveau gonflement, un écoulement ou une perte de poids devraient conduire rapidement à un examen vétérinaire. Si vous devez la soulever, soutenez tout son corps par-dessous. Lavez-vous les mains après avoir touché la tortue, ses déjections ou le matériel de son enclos. Gardez les accessoires de nettoyage séparés des ustensiles de cuisine. Des consignes écrites devraient expliquer à la personne qui prendra le relais comment la nourrir et utiliser ses équipements.
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Questions fréquentes
Toutes les tortues mauresques passent-elles l'hiver au repos ?
Non. Certaines populations passent l'hiver au repos, tandis que d'autres restent actives lorsque les conditions leur conviennent. Avant d'organiser les soins hivernaux, vous devriez faire le point avec un vétérinaire habitué aux tortues sur l’origine de votre tortue et sur les périodes d'activité et de repos observées les années précédentes.
Voir de plus près
Sources et crédits photo
- Providing a Home for a ReptileMerck Veterinary Manual, Stephen J. DiversAménager un enclos extérieur avec des espaces variés · Vérifier la chaleur et les ultraviolets B (UVB) là où se tient la tortue
- UVB Lighting for ReptilesLafeberVet, Frances M. Baines, 2024Vérifier la chaleur et les ultraviolets B (UVB) là où se tient la tortue
- Nutrition in ReptilesMerck Veterinary ManualDes feuilles, des fleurs et de l'eau fraîche
- Reptiles and AmphibiansCenters for Disease Control and PreventionPrévoir des soins pour de nombreuses années
- Spur-thighed, Hermann’s, marginated and Horsfield’s tortoisesRSPCAPourquoi son origine précise compte · Aménager un enclos extérieur avec des espaces variés · Vérifier la chaleur et les ultraviolets B (UVB) là où se tient la tortue · Des feuilles, des fleurs et de l'eau fraîche · Le repos hivernal dépend de l'origine · Prévoir des soins pour de nombreuses années
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- Testudo graeca graecaTortoise TrustAménager un enclos extérieur avec des espaces variés · Vérifier la chaleur et les ultraviolets B (UVB) là où se tient la tortue · Des feuilles, des fleurs et de l'eau fraîche · Le repos hivernal dépend de l'origine
- Basic Information Sheet: Greek or Spur-Thighed TortoiseLafeberVet, Christal Pollock DVM and Cindy Kanis; veterinary reviewedPourquoi son origine précise compte · Prévoir des soins pour de nombreuses années
Crédits photo
Photo: Moorse landschildpad - Spur-thighed Tortoise - Testudo graeca.jpg · Bouke ten Cate · CC BY 4.0. Image redimensionnée et convertie au format WebP. La scène reste inchangée.
Photo: Testudo graeca11.JPG · Hadali · CC BY-SA 3.0. Image redimensionnée et convertie au format WebP. La scène reste inchangée.
Photo: Testudo graeca Dagestan.jpg · Михаил Голомысов · CC BY 4.0. Image redimensionnée et convertie au format WebP. La scène reste inchangée.
Photo: Tunisian tortoise (Testudo graeca nabeulensis) male Cap Bon 2.jpg · Charles J. Sharp · CC BY-SA 4.0. Image redimensionnée et convertie au format WebP. La scène reste inchangée.






