fellfolio.
Français
Télécharger sur l’App StorePour iPhone et iPad

Reptiles · Comprendre les reptiles

Repos hivernal des reptiles : espèces, préparation et suivi

À l’automne, une tortue d’Hermann peut manger moins et regagner son abri plus tôt. Une tortue charbonnière à pattes rouges a, elle, besoin d’une chaleur adaptée même en hiver. Des comportements qui se ressemblent peuvent donc avoir des significations différentes selon l’espèce.

Avant de prévoir un repos hivernal, renseignez-vous sur l’espèce de l’animal et sa région d’origine. Un vétérinaire qui connaît bien les reptiles devrait aussi vérifier si son état de santé permet ce repos. Vous pourrez ensuite prévoir la préparation, le lieu de repos et les contrôles adaptés à cet animal.

Tortue d’Hermann à la carapace jaune et noire dans l’herbe
Espèce et origine
Les tortues terrestres et les lézards ne connaissent pas tous la même forme de repos saisonnier.
Vérifier l’état de santé
Un bilan de santé, les relevés de poids et l’historique de l’alimentation aident à déterminer si l’animal est prêt pour cette période de repos.
Poursuivre les contrôles
La température, l’état général et le poids devraient aussi être vérifiés pendant le repos, selon un plan convenu avec le vétérinaire.

Ce qui change dans l’organisme pendant le repos hivernal

Pendant une période de repos saisonnier, un reptile bouge moins, mange moins ou cesse de manger et dépense moins d’énergie. Son métabolisme ralentit, c’est-à-dire que son organisme fonctionne à un rythme réduit. Dans les guides consacrés aux reptiles, ce repos est souvent appelé brumation. Sa durée et son intensité dépendent de l’espèce et de son milieu naturel. Certains animaux redeviennent actifs de temps à autre, tandis que d’autres restent cachés plus longtemps.

Ce repos est différent du refroidissement nocturne habituel. Une période de plusieurs semaines demande une préparation et des conditions adaptées. Si un animal semble plus calme pendant quelques jours, il ne suffit donc pas de baisser le chauffage.

Pourquoi l’espèce et l’origine comptent

Chez la tortue d’Hermann, le repos hivernal fait partie du cycle annuel naturel. La tortue charbonnière à pattes rouges vient de régions tropicales et a besoin d’une chaleur adaptée tout l’hiver. Un hivernage au froid serait dangereux pour elle. Pour la tortue mauresque, il faut connaître plus précisément la région d’origine et la sous-espèce, c’est-à-dire le groupe auquel elle appartient au sein de son espèce, car les saisons varient selon ses milieux naturels.

Le dragon barbu peut lui aussi devenir moins actif selon la saison. La préparation prévue pour une tortue terrestre européenne ne peut toutefois pas lui être appliquée. Un guide consacré à l’espèce donne un premier repère. Si l’origine de l’animal est incertaine, un vétérinaire connaissant bien les reptiles ou un centre d’accueil expérimenté peut aider à la préciser.

Faire vérifier la santé de l’animal suffisamment tôt

La consultation vétérinaire devrait avoir lieu bien avant le repos prévu. Il restera ainsi du temps pour d’autres examens ou un traitement si nécessaire. Les relevés de poids, les notes sur l’alimentation et les informations sur les hivers précédents aident le vétérinaire à évaluer l’animal. Il pourra aussi décider s’il faut analyser un échantillon de selles.

Un animal malade ou nettement amaigri ne devrait pas être placé en repos hivernal sans autre évaluation. Le vétérinaire devrait alors discuter avec vous d’un plan de soins prévoyant une chaleur et un éclairage adaptés, ainsi que les soins quotidiens nécessaires. Les jeunes animaux ne sont pas exclus du seul fait de leur âge : les tortues d’Hermann connaissent aussi un repos hivernal tôt dans leur vie, lorsqu’elles sont en bonne santé et correctement préparées.

Prévoir la préparation et le lieu de repos pour chaque animal

Le plan devrait préciser quand le repos doit commencer, où l’animal séjournera et de quelles températures il a besoin. L’humidité et l’aération comptent également. Demandez aussi au vétérinaire comment organiser l’alimentation et l’accès à l’eau avant le repos. Un programme de jeûne général trouvé sur Internet ne tient pas compte des besoins de chaque animal.

Le lieu prévu pour l’hiver devrait être testé plusieurs jours à l’avance. Les thermomètres et les capteurs doivent être bien placés et mesurer de façon fiable. Vous pourrez ainsi voir si la température reste dans la plage adaptée et dans quelle mesure elle varie. Avant le début du repos, il devrait aussi être clair qui peut aider en cas de panne et où l’animal pourrait alors être déplacé.

Continuer les contrôles pendant le repos

Convenez à l’avance avec le vétérinaire de la fréquence des contrôles de la température, de l’état général et du poids, ainsi que des changements à lui signaler. Ces contrôles devraient déranger l’animal le moins possible. Si une autre personne prend le relais, elle devrait disposer du plan, des relevés précédents et du numéro de téléphone du cabinet vétérinaire.

Une perte de poids, une respiration inhabituelle, un écoulement nasal ou des réveils fréquents devraient être discutés avec le vétérinaire. En cas de faiblesse marquée ou de difficulté à respirer, une aide vétérinaire immédiate est nécessaire. Un animal peut aussi se cacher et perdre l’appétit en dehors d’un repos hivernal prévu, par exemple si les températures ne lui conviennent pas ou s’il est malade.

Accompagner le retour à une vie active

Le réchauffement et le retour aux conditions de vie habituelles devraient également suivre le plan convenu. Une chaleur et un éclairage adaptés, ainsi que de l’eau de boisson, doivent être prêts. Il est utile de noter quand l’animal redevient actif, mange pour la première fois et fait ses premières selles. S’il reste anormalement faible ou ne retrouve pas son activité comme prévu, il devrait être examiné.

Ces notes facilitent la préparation de l’année suivante. Elles peuvent montrer, par exemple, si la température du lieu de repos est restée stable ou si un capteur bougeait souvent. Ces problèmes peuvent être corrigés avant la prochaine période de repos. Une nouvelle personne chargée des soins peut aussi consulter les notes pour connaître le déroulement habituel de cette période.

Sources et crédits photo

Crédits photo

Photo: 2026-06-16 Juvenile Hermann's Tortoise in Boljevići, Montenegro.jpg · Alexkom000 · CC BY 4.0. Image redimensionnée et convertie au format WebP. La scène reste inchangée.

Tortue d’Hermann parmi l’herbe et les pâquerettes
GUIDE DES ESPÈCES DE REPTILES

Tortue d’Hermann

Un guide consacré à Testudo hermanni, de l’enclos extérieur au repos hivernal, en passant par la chaleur, l’alimentation végétale et la santé.

Lire le guide
Tortue de Horsfield sur un chemin près de plantes
Portrait d’espèce

Tortue des steppes

Ce dont la tortue des steppes a besoin : un enclos extérieur sûr, un sol où creuser, une chaleur adaptée et un repos hivernal bien préparé.

Lire le guide
Tortue charbonnière à pattes rouges, aux écailles rouges visibles dans l’herbe
Portrait d'espèce

Tortue charbonnière

La tortue charbonnière a besoin d'une grande surface au sol, de chaleur et d'humidité. Son enclos, son alimentation et ses soins doivent rester adaptés toute l'année.

Lire le guide